Bientôt ici un billet intéressant. Mais puisque j'ai dit bientôt, c'est pas pour aujourd'hui. Pour ça, il faudrait que j'aie quelque chose à dire et envie de le dire. Conditions qui peinent à être réunies ces derniers temps. Vous n'êtes pas obligés de lire la suite, c'est d'un intérêt limité.

Mâme Sigmund a fait son come back hier, plus glamour que jamais. Ce que j'aime bien, c'est qu'elle sent bon. Je ne suis pas très en phase avec la déco du cabinet, je ne trouve pas le divan parfaitement confortable,

(encore que, j'ai réussi à lui faire acheter un coussin supplémentaire. Qui osera dire qu'elle n'est pas à l'écoute après ça ?)
mais elle sent bon. C'est agréable mine de rien, rentrer dans une pièce où je vais déverser tant de choses nauséabondes issues de ma boite cranienne et être enveloppé par un parfum délicat, accueillant sans être agressif. C'est rassurant. Ca me protège de mes horreurs.

Et puis gardez bien à l'esprit que je passe mes journées à accueillir du public. Et que le public, souvent, ça pue. Ca sent la frite, ou la vieille transpiration, ou le déo bon marché. Souvent, les trois en même temps. Souvent aussi, ça a l'haleine très chargée le public. Dans ces cas là, ça te parle de très près et ça a plein de choses à te demander. Alors non, moi quand je vais chez Sigmunda, je veux qu'elle sente bon, pas qu'elle me rappelle les mauvais côté du boulot. Si elle fleurait bon le graillon et l'eau de toilette de supermarché, je suis sûr que mon analyse s'en ressentirait.

Vous êtes toujours là ? Et vous baillez ? Je vous avais prévenu pourtant. Ah, vous voulez savoir si je lui ai posé LA question : "Mais t'étais où Pomponnette ?". Oui.

Pas comme ça hein, je sais me tenir. J'étais prêt à utiliser des moyens détournés. Et ben même pas, j'ai dit que j'étais curieux, elle a dit que c'était normal, et elle m'a donné la raison de son absence. C'est aussi simple que ça. Si ça peut rassurer le roncier, ce n'était pas pour se débarasser de moi. Mais vous ne serez pas récompensés d'avoir tenu la lecture de ce billet jusqu'ici, je ne vais pas vous le dire. Juste parce que je n'ai pas envie, et que je suis en train de me rendre compte qu'ici je fais ce que je veux.