jeudi 4 novembre 2004
00:14
:: sigmundologie
De la peine à décoller
Pour une raison qui m'échappe encore, la vue des murs nus, fissurés, sales, fait monter des sanglots dans ma gorge. Alors je m'arrête. Et je pleure.
Inutile de dire que dans ces conditions, ça n'avance pas vite.
Inutile de dire que quand je lui raconte ça, Madame Sigmund a du mal à réprimer un soupir de contentement : il se passe enfin quelque chose qui devrait nous occuper un moment.
En attendant, j'ai un salon à moitié détapissé. Je ne sais toujours pas s'il sera peint ou re-tapissé : quand j'essaie de réfléchir à la question, je pleure.
(bien sûr je ne pleure pas vraiment *à cause* du papier peint. Ca n'a rien de rationnel. Il y a un truc tapi derrière. Les trous et les fissure dans les murs, c'est aussi dans ma tête, pas uniquement sous ma tapisserie. Et non, ce truc, je ne sais pas ce que c'est. Sinon, je n'en pleurerais pas, et ce billet n'existerait pas, et mon salon serait terminé, et...)
Ma vie était sans doute trop simple en ce moment. Il fallait bien que je trouve comment la compliquer. Donc je pleure en arrachant des morceaux de papier peint moche et en découvrant à chaque fois un peu plus du mur moche caché derrière. Je pleure en pensant que je ne vais jamais venir à bout du ridicule mini chantier que je me suis imposé.
Plusieurs fois ces deux derniers jours, je me suis dit "ho, une clope, juste une, allez".
Et puis "ho, du Deroxat, juste 6 mois de plus, allez"
Et puis non. Pas de clope. Pas de Deroxat. Je suis grand maintenant. Il paraît. Je ne me calfeutre plus. Il paraît.
Commentaires
1. Le jeudi 4 novembre 2004 à 06:49, par intimate
2. Le jeudi 4 novembre 2004 à 11:40, par kozlika
3. Le jeudi 4 novembre 2004 à 11:58, par Matoo
4. Le jeudi 4 novembre 2004 à 13:35, par i n s i d e
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