J'avais plein de choses à dire sur Detambel. J'avais même écrit un billet presque long pour une fois. Sauf que j'ai cafouillé, qu'un backspace inopportun m'a échappé avant la sauvegarde, et que ma talentueuse prose a disparu dans les limbes. Monde de merde bis.

Bien sûr, maintenant je n'ai aucune envie de recommencer, alors je vais faire simple. J'aime beaucoup Régine Detambel. La chambre d'écho, loin d'être mauvais, n'est pas, à mon sens, son meilleur roman. Si vouis ne la connaissez pas, lisez plutôt Le jardin clos, qui est une merveille.

Elle sait toujours aussi incroyablement bien écrire le corps vivant, le corps qui souffre ou qui exulte. La peau, la chair, le souffle, elle sait ça, Detambel. C'est pour ça que je l'aime. Pour autant La chambre d'écho, sans me laisser de marbre, ne m'a pas emballé outre mesure.

(alors que V.W. de Desarthe et Brisac, je suis en train de me l'envoyer avec délice et béatitude tellement c'est fin, intelligent et bien écrit...)
Je n'ai pas réussi à mettre le doigt sur ce qui m'a manqué ici, mais je me suis un peu ennuyé. Peut-être parce que les personnages ne m'ont pas inspiré la sympathie ou la compassion qu'ils auraient dû ?

Régine Detambel - La Chambre d'écho