Desperate Housewives - Marcia Cross Desperate Housewives tient ses promesses. Loulou et moi, on est devenus dépendants je crois. De la série, soit. Mais aussi de Bree Van de Kamp.
To be honest, the only thing I don't like about sex is the scrotum. I mean, obviously it has its practical applications but I'm just not a fan.
Marcia Cross est devenue une déesse des suburbs, toute dans la rétention et la perfection formelle. Sanglée dans ses tailleurs, pas un cheveu ne dépasse, le maquillage est calibré au dixième de millimètre, le teint est impeccable. Les lèvres cillent imperceptiblement face à la contrariété, mais le cerveau ne perd jamais le contrôle, et le sourire crispé retrouve immédiatement sa place au milieu du visage de porcelaine. Bree tient tout bien en main, analyse en quelques secondes, trouve la meilleure réaction. Et fait mouche.
Rex cries after he ejaculates.
Rappelez-vous Melrose Place, où Cross jouait le rôle d'une cinglée totale. C'est presque la même là, aussi obsessionnelle, mais, pour une raison qui m'échappe encore, totalement captivante et fascinante. C'est la version Cyrillus, banlieue chic, psychorigide et conservatrice de la ménagère américaine modèle. Sa famille explose, ça la sonne quelques épisodes, et puis elle se rassemble. Et reprend tout sous sa coupe, pas à pas, avec exactitude et précision. Elimine les déchets, appuie avec un sadisme délicat, donc encore plus douloureux, sur les blessures les plus à vif.
Please don't mistake my anal retentiveness for actual affection.
Elle est tout ce que je déteste, et je suis presque amoureux. Et je soupçonne celui qui se pelotonne contre moi pendant que l'on se passe les épisodes avec délectation d'avoir également un penchant coupable pour elle. Impossible de lui en vouloir. Face à Bree, on n'est pas en mesure de lutter. Demandez à son psy.