V.W. - Geneviève Brisac & Agnès Desarthe Il y a eu beaucoup d'éloges sur cet essai depuis sa sortie. C'est plus que mérité. On se situe entre la biographie (sélective et non chronologique) et la réflexion sur l'écriture woolfienne (ses origines, sa maturation) le tout remarquablement mélé. Et dans un style d'une finesse rare pour le genre, on sent bien que ce sont deux romancières qui écrivent sur une troisième.

On est loin de la thèse doctement universitaire. C'est du ressenti dont il est question, et cela donne parfois une impression de vagabondage, de flou. Impression seulement. Si ce livre s'avale comme un roman, il est documenté et précis. Et il souligne comme rarement je l'avais vu toute la modernité de Woolf.

Agnès Desarthe - Le principe de Frédelle Du coup, dans la foulée, j'ai lu Le principe de Frédelle, d'Agnès Desarthe. Pour me rendre compte ensuite que j'avais déjà lu d'elle Un secret sans importance, il y a quelques années. Celui-là m'avait laissé un goût de mal-fini, alors que Frédelle m'a étonné. Agacé parfois aussi, ça part un peu dans tous les sens, on ne sait pas bien où l'on nous mène. Et puis Frédelle est sacrément tordue (et il y a de quoi). Au bout du compte, je me suis laissé emporter par le récit, très onirique, très délicat et au style presque enfantin de Desarthe.

Et le retournement de situation final (non, je ne vais pas raconter la fin, rhôôô, calmos, je vais être aussi allusif que possible), m'a vraiment épaté. Sans être une totale surprise, je ne m'attendais vraiment pas à ce que cela soit à ce point. C'est suffisamment allusif ça non ? Tellement que personne ne comprend sans doute de quoi je parle, parce que ça m'étonnerait qu'on soit très nombreux à l'avoir lu celui-là...