mercredi 15 juin 2005
15:35
:: écoutage
Shivaree
David dans les concerts, épisode 2. On va vite zapper sur la première partie, pendant laquelle mon canard laqué a failli cracher sur scène tellement ça l'énervait. Faut dire qu'on avait de quoi s'agacer. Joseph Jesépaki, un mec qui ne sait pas si dans la vie il va essayer d'imiter Miossec ou Yann Tiersen. Du coup il fait un peu les deux, mais super mal. Il fait gratt-gratt sur sa guitare, il dit "crever" dans tous ses refrains, c'est un mec qui souffre tu vois, et il écrit des paroles aussi enivrantes que "la vie est une putain qui te prend par la main" en fermant les yeux parce l'émotion le submerge. Mais le pire, je crois que c'est le public, au bord de la liesse. J'ai pas compris. Le Joseph non plus, du coup il en finissait plus, tu parles, trop content. Alors que s'il avait été un tout petit peu sifflé, il se serait barré fissa et on passait aux choses sérieuses. Ben non.
Il a quand même fini par nous laisser tranquille. Et on a attendu. Longtemps.
Pour m'énerver un peu plus, pendant qu'ils mettaient la scène en place, ils ont mis The Beekeeper de Tori Amos. Presque en entier, c'est dire si on a attendu. Tori Amos qui d'ailleurs était au Zénith au même moment, mais peut-être que celui-ci ou celui-là en parleront un de ces quatre.On attendait, on attendait, et puis moi plus ça allait, plus j'avais envie de faire la petite commission. J'ai fini par me décider à y aller, et c'est bien sûr à l'exact moment ou je soulageais ma vessie que la salle s'est mise à applaudir. J'ai donc loupé l'arrivée d'Ambrosia Parsley sur scène. Ca m'a énervé aussi. Donc, après tout ça, j'étais un peu ronchon (en dépit de mon caractère habituellement délicieux, comme chacun sait)...
Hé bien, Shivaree sur scène, ça fait disparaître toute forme de ronchonnitude. D'abord parce qu'Ambrosia est très jolie. Très, très, très jolie. Et douce aussi, très, très, très douce. Elle raconte de petites histoires rigolotes entre les morceaux, s'essaie un peu au français, chante sans jeu de scène particulier, mais en jouant beaucoup avec ses mains. Ensuite parce que sa voix en concert est beaucoup plus riche et nuancée que sur les albums. Enfin parce que Shivaree, ce n'est pas qu'elle, mais aussi un groupe qui assure. Grave. Moi, novice de la chose, j'ignorais jusqu'ici que certains groupes pouvaient être juste bons sur leurs albums, et incroyables sur scène.
Je crois aussi que la chanteuse et le public parisien sont très amoureux l'un de l'autre. On a eu droit à quatre rappels, ce qui visiblement est assez rare. Et à ce que mon rouleau de printemps m'a sussuré, il est encore plus rare que le groupe revienne alors que la salle est rallumée et qu'il la fasse éteindre pour offrir un dernier morceau. Moi en tout cas, j'ai été sous le charme du début à la fin.
Commentaires
1. Le mercredi 15 juin 2005 à 16:59, par julien
2. Le jeudi 19 janvier 2006 à 20:02, par Laurent
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.