vendredi 21 octobre 2005
15:38
:: sigmundologie
Lexo 2 - David 1
Pour moi aussi, c'est le grand retour du lexo. Entretien demain. J'en attends beaucoup. Ventre qui se tord. Déjeuner dimanche avec l'ex-amoureux. J'en attends pas grand chose. Sisi, c'est vrai. Mais on ne s'est pas vus depuis un mois, et c'est pour se rendre nos affaires respectives. Ventre qui se tord.
Ute Lemper - La peur Hors-ligne
Bon allez, une petite crise d'honnêteté ne me fera pas de mal. C'est compliqué d'être parfaitement honnête ici, parce que je sais qu'il me lit.
D'ailleurs je voulais parler de ça l'autre jour, de cette ambiguité. J'écris pour moi, en premier lieu. Pour me faire du bien, comme une suite logique à mon analyse. Puis, évidemment, je relis mon billet avant de le publier et le corrige en ayant en tête qu'il va le lire. Je sabre des passages, parfois j'ajoute une chose ou une autre, un clin d'oeil ou une petite vacherie que lui seul va pouvoir interpréter. C'est compliqué, d'ailleurs je n'ai pas réussi à en parler correctement. Je dis juste : rassurez-vous, je ne suis pas dupe de moi-même. Bref.
Mais j'ai plus de Madame Sigmund, alors il faut que ça sorte. L'entretien je sais pourquoi il me fait peur, tout ça c'est normal. Mais ce déjeuner dimanche, hein ? Vous savez à quoi je pense ? Pas que ça va me rendre un peu triste après coup, ça je m'en doute déjà et c'est pas compliqué à gérer. Ca sera aussi une bonne chose de faite.
Non, c'est pas ça. J'ai une vague inquiétude, un peu lancinante. Je ne peux pas m'empêcher de me dire que ça va très mal se passer. Qu'il va me dire des horreurs, tenter de me blesser. C'est totalement irrationnel. Il a toujours été doux avec moi, et prévenant. Je ne me rappelle pas l'avoir déjà vu s'énerver, contre moi ou même contre autre chose. Donc je n'ai aucune raison de m'inquièter à ce propos.
Sauf que. C'est plus fort que moi. Je rêve d'engueulades monstrueuses, d'insultes qui me sont destinées, de remarques assassines et humilantes. Ce n'est pas dans sa façon d'être, ce n'est pas de cette façon que nous dialoguons de ci de là depuis la séparation. Il n'y a aucune raison qu'il se conduise de la sorte. Ca va être un gentil déjeuner, un peu coincé sans doute, un peu pas tranquille, mais pas du kick-boxing. Juste la touche finale de la rupture.
Alors le problème il est chez moi. Soit. Prends ça dans ta face. Pourquoi je ne peux penser qu'au pire ? Qu'est-ce que je n'ai pas raconté chez Mrs Sigmund pour que ça revienne ? Parce que ce n'est pas un sentiment nouveau. Je crains la violence, quelle que soit sa forme, et particulièrement dans les rapports amoureux ou amicaux. J'ai souvent cette peur qui monte, que l'autre est en colère après moi et que je vais en subir les conséquences. Ca avait disparu, depuis plusieurs mois. Ca ressurgit à la faveur de cette séparation. Il y a un truc derrière, que je n'arrive pas à percevoir.
En attendant, je lexomile tranquillou, et un quart d'heure après je n'ai plus peur, les choses reprennent leur place. Un jour ou l'autre, je saurais pourquoi je réagis comme ça. Tout seul, ou sur un nouveau divan. Pour l'instant, j'attends que ça vienne tout seul, mais si ça traîne, je ne vais pas hésiter longtemps. A appeler Sigmunda. En craignant sa colère, à elle aussi, le refus de reprendre un rendez-vous, la remarque dévastatrice au téléphone ou un truc du même acabit.. Oui oui, je sais, je sais, je dois me traîner encore une toute petite névrose de rien du tout. Vos gueules.
Java - Bzzz Hors-ligne
Commentaires
1. Le vendredi 21 octobre 2005 à 16:46, par Kozlika-Sigmunda-Petit-Bras
2. Le vendredi 21 octobre 2005 à 17:16, par david
3. Le vendredi 21 octobre 2005 à 17:31, par david
4. Le vendredi 21 octobre 2005 à 18:31, par Kozlika
5. Le vendredi 21 octobre 2005 à 19:32, par Aurélie
6. Le samedi 22 octobre 2005 à 09:32, par M
7. Le dimanche 23 octobre 2005 à 23:19, par lelapin
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