jeudi 10 novembre 2005
17:41
:: sigmundologie
Jeudi, j'ai plus de rimes en i
Oui, oui, oui, j'arrête avec ces rimes débiles. Je vais arrêter plein de trucs d'ailleurs. Pas le courage de détailler, et puis il y a de l'inavouable au milieu, mais j'arrête. Des trucs qui font mal, ou en tout cas qui ne font aucun bien. Ca va pas être facile, mais cette chienne de Madame Sigmund ne répond pas au téléphone. Alors je monte ma propre thérapie de choc.
Oui, oui, je me suis dit que là où j'en étais, quatre ou cinq séances de retour foetal sur le divan, ça ne serait pas du luxe. Juste pour comprendre, parce qu'il y a des choses dans mon comportement actuel qui m'échappent. Si, j'te jure. Je me trouve *un peu* pathologique, pathétique, et pas très bien. Juste un peu. Je sais quand je dérape trop, et là ce n'est pas le cas. Il y en a un à qui on peut demander ce que ça fait quand je me casse méchamment la gueule dans un trou noir. Il te parlerait de couteaux de cuisine et de désespoir épais comme une douzaine de Gaffiots empilés. Il a vu ça, il a réussi à me donner les moyens de m'en sortir, et ma gratitude est au-delà des mots
(il fallait que je te le dise au moins une fois, Monsieur Rustique Figuline, parce que je crois que je ne t'ai jamais vraiment remercié. Je sais ce que je te dois, entre autres d'être vivant aujourd'hui, et la patience qu'il t'a fallu. Fin de l'aparté cucul, mais c'est mieux en le disant.)Les couteaux, désormais, restent dans leur tiroir, et les veines de mes poignets conservent leur intégrité.
Bref. J'ai tenté de joindre Sigmunda. Maintes fois depuis quelques jours. Elle doit être en vacances. A moins qu'elle ne refasse le coup de l'urgence temporaire, si ça se trouve elle est complétement folle et elle joue à ça souvent. Re-bref, je n'ai pas laissé de message, j'ai plutôt laissé tomber. Et je me suis pris entre quat'zyeux (c'est très dur à faire tout seul, je suis trèstrès fort).
Donc j'ai repéré des choses. Et je me reprends. Et ça commence par la suppression de ces trucs qui, immanquablement, me font prendre un sérieux gadin. Je te jure que ça va pas être facile, mon masochisme va hurler qu'il est en manque. Et il finira par fermer sa grande gueule, et moi par retrouver une vie normale. Je n'ai probablement pas besoin de retourner chez Madame Je-sens-bon. Juste besoin de me discipliner un peu. C'est le meilleur moyen de faire la peau au monstre de sous le lit. Et à ses petits copains.
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