Sur la fin de la séance, d'une association à l'autre, je me mets à pleurer. Pas le sanglot étouffé habituel, non, de vraies grosses larmes, le nez qui coule, la voix qui dérape. Je lui fais la totale. Je hoquète. J'évacue. Je purge. C'est bon.

C'est bon parce que ce n'est pas dans le vide. Ce n'est pas, comme ces dernières semaines, pour une mauvaise raison alibi. Ces larmes là, je sais d'où elles viennent. De loin. De ma préhistoire, ou de mon moyen-âge. Il était temps.

Je suis là où je n'avais pas voulu aller la dernière fois. Le doigt dans ma plaie. Je fouille. J'appuie. Les larmes dégoulinent, vexées d'être délogées de leur cachette. J'appuie plus fort. Je fais saigner. C'est pour la bonne cause.

A part ça, Sigmunda, jamais à court d'un bon gros lapsus qui tache :

On reprend les mêmes horaires qu'avant ? Enfin, pour le mardi j'ai un patient à cette heure-là, mais je vais le pervertir... heu, schgroumpf, le permuter.