(raindrops)

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samedi 1 avril 2006
14:23 :: écoutage

Sheila dans le métro (aphone éthique)

Sheila Chandra - Mien
Sheila Chandra - Mien

Pas bien réveillé.
        [mien]

Casque sur les oreilles.
        [india lakpan]

Le métro traîne.
        [braktar angleadar turaman]

Je vais être en retard.
        [busz angleadar]

Mais ce morceau qui passe, écouté en boucle à l'époque, qui ressurgit par hasard. Deux ans, trois ans ?
        [eusimusdun asiarukh]

Je phonétise les paroles (étrangement, mes notions de kazakh sont très limitées. A rien.) Je scande un peu trop fort, vu les regards alentours.
        [medunia tamasda]

Trois minutes ving-six secondes hors de tout. A l'envers, à l'endroit, rapide, lent. Distorsion. Bruits.
        [sektanra trisamus]

Un pas vers la perfection sonore.
Je suis définitivement en retard.

mardi 27 décembre 2005
13:58 :: écoutage

Hooverphonic - No more sweet music

Hooverphonic - No more sweet musicSi j'en juge par l'avalanche de pas commentaires, Hooverphonic tu t'en tamponnes le coquillard avec allégresse. Tu as tort, comme d'habitude, et ça ne m'empêchera pas de te parler de leur futur double album, qui devrait pointer sa truffe courant janvier.

De toute façon, c'est facile, on reprends un peu les mêmes adjectifs que la dernière fois, on secoue, et c'est fait. Geike Arnaert a toujours une très jolie voix, délicate et expressive. Ils lorgnent toujours, explicitement, du côté de Portishead. Pas vraiment le niveau (la barre est haute, hé), mais l'hommage est joli :

Hooverphonic - Music Box
Hooverphonic - Music Box

Ils continuent à sampler élégamment, et d'ailleurs, ami lecteur, si tu pouvais me dire d'où sort celui du délicieux morceau qui suit, mon cerveau qui l'a sur le bout de la langue depuis quinze jours sans arriver à le cracher t'en serait reconnaissant (oui, je te mets à contribution, c'est un test pour voir si tu me lis, crapule) :

Hooverphonic - No more sweet music
Hooverphonic - No more sweet music

we know there is no happy end
but still I’m tempted every time
we’re fooling around
Now we know there is no second chance
in this lost game of romance
we are fooling around

Les arrangements sont léchés, ils ne sont pas du genre à bacler le travail. Je le re-dis au cas où tu n'aies pas compris, c'est é-lé-gant. Et exigeant. Et si tu veux savoir, je vais même l'acheter quand il va sortir, c'est dire si j'aime.

Hooverphonic - You love me to death
Hooverphonic - You love me to death

you love me to death
but death may love you more
Ah, et avant que j'oublie, le deuxième cd (More sweet music, haha) contient exactement les mêmes morceaux, dans le même ordre. Mais, très fort, tous réarrangés pour l'occasion. Pas toujours du meilleur effet, mais sur certains c'est vraiment très bon. Et perfectionnistes comme ils sont, ils ont même deux version de leurs clips pour aller avec. De quoi me faire tomber en pâmoison...

jeudi 22 décembre 2005
17:27 :: écoutage

Hooverphonic - Sit down and listen to...

Hooverphonic - Sit down and listen Pour des raisons sûrement très intéressantes mais qui m'échappent, cet album de 2003 n'est jamais sorti en France. Sans doute parce que la Belgique, c'est beaucoup trop loin pour importer des cds... Et contrairement à ce que laisse croire la pochette, ce n'est pas un live mais un unplugged comme on dit quand on se la pète un peu.

Donc, pas de vraies nouveautés, en dehors de deux inédits, dont ce très joli Antarctica, qui te dit des choses simples mais efficaces (et imparables dans leur logique) :

All I have means nothing to me
And all I give is so much more
When nothing is left
There's nothing to lose
When there's nothing to lose
There is peace of the mind

Hooverphonic - Antarctica
Hooverphonic - Antarctica

Le reste, ce sont leurs morceaux les plus connus, revus et corrigés en version accoustique. Ce que j'aime chez eux, qui n'ont certes pas révolutionné le monde de la musique, c'est leur élégance perpétuelle. Dans les mélodies, dans les arrangements, dans la voix de Geike Arnaert. A défaut d'avoir du génie, ils ont de la classe, des références aussi, et moi ça me fait des choses tout partout.

Pour être honnête, c'est parfois un peu mollasson, ou parfois un peu prétentieux comme la reprise de The world is mine que j'avais déjà utilisé là... et qui est loin de me déplaire au bout du compte.

Mais d'autres fois, c'est une vraie redécouverte d'un morceau que j'aimais déjà, et ça m'emmène très loin tout ça...

Hooverphonic - 2wicky
Hooverphonic - 2wicky

I can hurt you
You can hurt me
But you better be sure before you leave me for another one

Hooverphonic - Someone
Hooverphonic - Someone

Et la semaine prochaine, si t'es vraiment très sage et que j'ai survécu à Noël, je te parle de leur prochain album, No more sweet music, qui sort en janvier si ma mémoire est bonne. Il tourne en boucle dans mes oreilles délicates, et il est... plein d'élégance, de classe, et de références. Tiens donc.

jeudi 1 décembre 2005
19:10 :: écoutage

Solex - Low kick and hard bop

SolexCe billet est donc à l'état de brouillon depuis hier soir. Et menace d'y rester. Parce que je suis dans une journée où non, vraiment, non. Regarde-moi bien me faire violence et m'obliger à poster.

Solex - Not a Hoot !
Solex - Not a Hoot !

Allez, dans le genre pressé : Solex c'est Elisabeth Esselink, toute seule, hollandaise, vendeuse de disques d'occasion. A ses moments perdus, elle sample dans sa cave sur un petit huit pistes, des bouts de vinyles, des bouts de bootlegs faits par elle même, des bouts de tout. Par dessus, elle accroche sa jolie voix légèrement nasillarde. Tiens, c'est un peu le concept d'un blog, non ? Ca devrait être indigeste, ou inaudible. Sauf qu'elle est douée.

Solex - Mere imposters
Solex - Mere imposters

Ca donne des albums aux chansons courtes, efficaces, rythmées, inventives, tout ça avec un son qui craque un peu... Les trois morceaux viennent tous de Low kick and hard bop, comme Shoot shoot ! que j'avais déjà mis , et ça date de 2003. Solex vs. the Hitmeister, son premier album, vaut le détour aussi. Et puis remarquez que ça me change un peu des folkeuses dépressives... Je ferais mieux de me lever avec Solex qu'avec Marissa le matin, je suis sûr que ça aurait une influence bénéfique sur mes prises de tête : au moins je déprimerais en dansant.

Solex - Honey (Amsterdam is not LA!)
Solex - Honey (Amsterdam is not LA!)

mercredi 23 novembre 2005
17:26 :: écoutage

Pandora

PandoraPandora te demande un nom d'artiste, puis te crée une playlist supposée t'en faire découvrir d'autres jugés "approchants".

Ca marche, enfin, pas trop mal. En deux jours, deux ou trois trouvailles intéressantes pour ma part... perdues au milieu d'un tas de trucs pas vraiment convaincants. Dans ce cas, il faut lui dire "j'aime" ou "j'aime pas", et la suite de la playlist est modifiée en conséquence. Ca affine, ça affine, et si on se prête au jeu un petit moment, la radio se met à ressembler à quelque chose. On peut aussi se faire une radio mélant plusieurs artistes de départ, assez intéressant, mais là encore parfois déroutant. En fait, c'est vraiment en notant les morceaux, au moins disons les 10 premiers, que les propositions d'écoute sont les plus justes.

What else ? L'interface est jolie et assez intuitive, le projet est ambitieux, et il y a un blog pour en suivre les évolutions. Je suis, je dois le dire, assez séduit...

[Via david f (un blog qu'il est bien)]

lundi 14 novembre 2005
22:46 :: écoutage

Puisque le monstre a détalé...

The Chordettes - Mr. Sandman The Chordettes - Mr. Sandman Hors-ligne

The Chordettes (bung, bung, bung, bung)

Mr. Sandman, bring me a dream (bung, bung, bung, bung)
Make him the cutest that I’ve ever seen (bung, bung, bung, bung)
Give him two lips like roses and clover (bung, bung, bung, bung)
Then tell him that his lonesome nights are over.
Sandman, I’m so alone (bung, bung, bung, bung)
Don’t have nobody to call my own (bung, bung, bung, bung)
Please turn on your magic beam
Mr. Sandman, bring me a dream.

(bung, bung, bung, bung)

Mr. Sandman, bring me a dream
Make him the cutest that I’ve ever seen
Give him the word that I’m not a rover
Then tell him that his lonesome nights are over.
Sandman, I’m so alone
Don’t have nobody to call my own
Please turn on your magic beam
Mr. Sandman, bring me a dream.

(bung, bung, bung, bung)

Mr. Sandman ("Yesss?") bring us a dream
Give him a pair of eyes with a "come-hither" gleam
Give him a lonely heart like Pagliacci
And lots of wavy hair like Liberace
Mr Sandman, someone to hold (someone to hold)
Would be so peachy before we’re too old
So please turn on your magic beam
Mr Sandman, bring us, please, please, please
Mr Sandman, bring us a dream.

(bung, bung, bung, bung)

samedi 5 novembre 2005
14:03 :: écoutage

Marissa Nadler

Marissa Nadler Elle est jolie Marissa Nadler. J'aime bien les chanteuses jolies. Et elle s'est sans doute échappée de l'ére victorienne. J'aime bien les chanteuses qui se trompent d'époque. Je sais, c'est pas avec elle que je vais chasser le spleen. Mais c'est plus fort que moi, je n'arrive quasiment pas à passer autre chose depuis une semaine. Je m'enfonce doucement sous l'eau, oui. Mais j'ai pris une grande respiration avant. Alors ça devrait aller.

Marissa Nadler - Annabelle LeeMarissa Nadler - Annabelle Lee Hors-ligne

Marissa Nadler - Ballads of living and dyingElle chante du Edgar Poe, comme ici avec Annabelle Lee. Elle chante du Neruda aussi, et puis des textes à elle. C'est, bien sûr, terriblement triste. Je me croirais presque revenu à ma période vaguement gothisante, cheveux longs, teint blafard, poids du monde sur les épaules. Si j'ai des journées à peu près survoltées, mes soirées, elles, sont longues, et pénibles, et angoissantes, et tristes. Marissa Nadler m'aide à les meubler un peu. Je pourrais écouter des choses un peu plus joyeuses, me faire un revival B'52s, mais c'est au dessus de mes forces. Alors je repasse Ballads of living and dying.

Marissa Nadler - Under an old umbrellaMarissa Nadler - Under an old umbrella Hors-ligne

Marissa Nadler - The Saga of Mayflower May Dans Under an old umbrella, elle a même mis des cloches tout le long. Je ne résiste pas à un morceau qui résonne de dings et de dongs bien placés. Ca me rappelle Mrs Dalloway et son refrain qui marque la coulée du temps. Ding. The leaden circles dissolved in the air. Dong. Ses airs sont tous précieux, comme brodés lentement. Je la verrais bien assise dans un grand fauteuil au coin du feu. Elle porterait une robe comme on en trouve chez E. M. Forster ou Jane Austen. Je me verrais bien à côté d'elle en train de l'écouter. Je serais un peu amoureux d'elle, mais elle garderait ses distances. Au moins, je ne me consumerais pas dans le vide. Ca me changerait.

Marissa Nadler - Old love haunts me in the morningMarissa Nadler - Old love haunts me in the morning Hors-ligne

Comment veux-tu que ça ne me parle pas, là, tout de suite. Old love haunts me in the morning. Moi c'est plutôt in the evening, hein, quand ça me prend. Je reconnais qu'elle chante un peu toujours la même chanson, et qu'elle parle un peu toujours d'amour perdu, d'amour trompé, de fins tragiques. Je reconnais que je suis tombé sur elle au pire (ou au meilleur, selon le point de vue) moment pour ça. Faut pas chercher. Fais chuchoter ta guitare, dis-moi encore et encore que la vie est triste. Je te crois. Fais-moi visiter ta forêt. J'ai besoin de ballades. J'ai besoin de compagnie. J'ai besoin qu'on m'emmène, n'importe où, mais par la main. Et en douceur.

vendredi 28 octobre 2005
20:24 :: écoutage

Humeur d'avant-hier

Avant-hier, j'ai traîné dans ma tête le même morceau toute la journée. Un vieux machin, que j'écoutais au collège, plutôt cucul, qui n'a pas forcément très bien vieilli. J'étais bien, je fredonnais, j'avais envie de faire un billet relativement joyeux avec cet air pour conclure. Et puis je me suis rendu compte que mon collègue chef de la connection à internet avait décidé de bidouiller le firewall pour... ben je sais pas, me faire chier sans doute, je ne vois que ça. Bref, je n'ai plus accès au ftp depuis le boulot. Ce qui m'a rappelé au passage que bloguer en travaillant, c'est MAL.

Une fois rentré chez moi, j'avais autre chose à faire, des gens à voir, des coups de fil à passer, pfiouh, halala, quelle vie, j'te dis pas. Alors exit le billet où tout va bien, pas le temps. Evidemment, ça ne colle plus totalement avec mon état d'esprit du jour. Encore que. Je coexiste avec tellement de moi-mêmes... (c'est sans doute une autre raison pour expliquer ma fatigue perpétuelle, hein ?)

Pour rappeler que je suis un garçon d'une cyclothymie invraisemblable.

The B-52's - Topaz The B-52's - Topaz Hors-ligne

Allez, t'as même les paroles pour la peine, ça vaut son pesant de hérissons écrasés sur les routes :

New cities by the sea
Skyscrapers are winking
Some hills are never seen
The universe expanding

We're gazing out to sea
Blue dolphins are singing
Minds swim in ecstasy
Clear planet, ever free

Topaz
Our hearts are traveling faster
Faster than the speed of love
Straight through a tear in the clouds
Up to the heavens above

Bright ships will sail the seas
Starfishes are spinning
Some hills are never seen
Our universe is expanding
Moonrise upon the sea
Starships are blinking
We'll walk in ecstasy
Clear planet blue and green

Topaz
Our thoughts are traveling faster
Moving beyond the heavens above

Planets pulsating, constellations creating
Voices are guiding me to the cities by the sea
Yes I see the cities by the sea

Deep forests by the sea
Skyscrapers are winking
Some hills are never seen
The universe is expanding
Topaz

Oui, t'as raison, j'ai fait comme j'avais dit tout à l'heure, j'ai picolé tout seul en gratouillant le ventre la minette. Qui m'a mordu, d'ailleurs.

samedi 8 octobre 2005
11:15 :: écoutage

Goldfrapp - Supernature

Goldfrapp - Supernature

Pour ceusses qui ne le savent pas, Goldfrapp me rend humide en toutes circonstances. Cette fille a une voix qui transpire le sexe. J'étais, déjà, très fan de ses deux premiers albums. Un morceau comme Train (sur l'album Black Cherry) par exemple, quand ça passe dans l'ipod, où que je sois, ça me fait me remuer de partout. C'est sexuel, je n'ai pas d'autre mot.

Goldfrapp - Train
(hors-ligne)

Quand j'ai acheté Supernature, j'ai été un peu déçu au début. Pas trop. Un peu quand même. La mère Alison, je la trouvait un peu fatiguée, elle aurait pu se renouveler. Tiens, You never know, c'est pas mal, voire très bien, mais pas de quoi se retourner la tête dans tous les sens. Pas très renouvelé quoi.

Goldfrapp - You never know
(hors-ligne)

Mais mine de rien, j'ai réécouté, de ci de là. Plus ça allait, et plus le disque passait en boucle, sans que je m'en rende compte. Elle est très forte, vraiment. Le cd finit par te rentrer dans le crâne, de force. You never know, tout bien réfléchi, c'est quand même une sacrée bombasse. Et le matin, depuis une semaine, je me réveille avec Satin Chic.

Goldfrapp - Satin chic
(hors-ligne)

Ca devrait me rendre triste ce morceau. Tu vas comprendre. La dernière fois qu'on est partis en week-end, l'ex-amoureux et moi, on s'était mis ça dans la voiture. Quand on est tombés sur Satin chic, ça a fait tilt. On l'a remis. Et encore une fois. On disait Alison t'es bonne, ou un truc du genre. Et on chantait un peu, même moi avec ma voix de casserole "yeah he's my maaaaan... you don't understaaaaand". On se faisait des sourires, il passait sa main sur mes genoux, je le lui rendais bien, et j'en avais des frisssons partout. J'avais envie d'arrêter la voiture et de lui faire des trucs dégueulasses avec la langue.

Je me dis que ça devrait me défoncer le moral ce morceau maintenant. Ben non. Non seulement ça continue à me coller une pèche monumentale, mais en plus ça me rappelle que j'ai vécu une très belle histoire, pleine de moments comme celui-là. Alors finalement, je ne pense plus à "c'est fini, mandieumandieu, c'est finiiiii". Non. Je pense que j'ai été très heureux pendant plusieurs mois. Je pense que j'ai des souvenirs de cet acabit plein le cerveau. Je pense que ce n'est pas parce que c'est terminé que l'on peut me les enlever. Je garde. Tout. "Racing through the staaaars.... nananananananaaaah"

mardi 2 août 2005
23:57 :: écoutage

C'était mieux avant

Ecouter la radio Tiens, je ne suis plus en vacances. Tiens, je suis de nouveau chez moi. Tiens, j'ai repris le boulot. Tiens, c'est nul.

Bon, on va pas se laisser abattre non plus, on va même faire une radio n'importe quoi. Enfin, c'est presque n'importe quoi, c'est la somme des disques pris sans réfléchir au dernier moment pour la route (on a pas toujours la main heureuse dans ces cas-là), achetés en chemin ou écoutés chez les autres.

Je t'épargne juste :

  • les immondes reprises variées façon choeurs de l'armée rouge dégustées malgré nous dans un bar en compagnie de Cre qui en avait du mal à avaler sa bière.
  • Arno, vu aux francopholies. J'aime pas, donc j'en ai pas sur moi. Mais je reconnais que sur scène, le papy déchire tout ce qu'il peut. Et puis face à Luke qui se vautre en voulant sauter dans le public (pas vu l'estrade devant la scène, un vrai spot de prévention contre les méfaits de la drogue), forcément...
  • les zorribles Black Eyed Peas qui donnent des envie de meurtre au loulou

Mais en contrepartie, t'auras droit à une overdose de Connie Francis (qu'elle est trop bien pour aller à la plage ou en revenir), à du Nosfell (vu à Paris plage, où on a croisé du bien beau monde. Depuis que je l'ai vu sur scène, je voudrais être sa guitare ou son pantalon, pas son slip, je suis pas sûr qu'il en mette)... et à un peu trop de The Lovers, mais ça tu peux pas comprendre.

Tout le reste, je le jette de ci de là, tu fais ton grand et tu tries toi-même, j'ai aut'chose à faire. Dont me morfondre sur la fin des vacances, pendant que mon salaud de chat se dore la pilule, dans le sud-ouest, chez ma mère, avec sa soeur (au chat, pas à ma mère).

mercredi 15 juin 2005
15:35 :: écoutage

Shivaree

David dans les concerts, épisode 2. On va vite zapper sur la première partie, pendant laquelle mon canard laqué a failli cracher sur scène tellement ça l'énervait. Faut dire qu'on avait de quoi s'agacer. Joseph Jesépaki, un mec qui ne sait pas si dans la vie il va essayer d'imiter Miossec ou Yann Tiersen. Du coup il fait un peu les deux, mais super mal. Il fait gratt-gratt sur sa guitare, il dit "crever" dans tous ses refrains, c'est un mec qui souffre tu vois, et il écrit des paroles aussi enivrantes que "la vie est une putain qui te prend par la main" en fermant les yeux parce l'émotion le submerge. Mais le pire, je crois que c'est le public, au bord de la liesse. J'ai pas compris. Le Joseph non plus, du coup il en finissait plus, tu parles, trop content. Alors que s'il avait été un tout petit peu sifflé, il se serait barré fissa et on passait aux choses sérieuses. Ben non.

Il a quand même fini par nous laisser tranquille. Et on a attendu. Longtemps.

Pour m'énerver un peu plus, pendant qu'ils mettaient la scène en place, ils ont mis The Beekeeper de Tori Amos. Presque en entier, c'est dire si on a attendu. Tori Amos qui d'ailleurs était au Zénith au même moment, mais peut-être que celui-ci ou celui-là en parleront un de ces quatre.
On attendait, on attendait, et puis moi plus ça allait, plus j'avais envie de faire la petite commission. J'ai fini par me décider à y aller, et c'est bien sûr à l'exact moment ou je soulageais ma vessie que la salle s'est mise à applaudir. J'ai donc loupé l'arrivée d'Ambrosia Parsley sur scène. Ca m'a énervé aussi. Donc, après tout ça, j'étais un peu ronchon (en dépit de mon caractère habituellement délicieux, comme chacun sait)...

Who's got trouble ?Hé bien, Shivaree sur scène, ça fait disparaître toute forme de ronchonnitude. D'abord parce qu'Ambrosia est très jolie. Très, très, très jolie. Et douce aussi, très, très, très douce. Elle raconte de petites histoires rigolotes entre les morceaux, s'essaie un peu au français, chante sans jeu de scène particulier, mais en jouant beaucoup avec ses mains. Ensuite parce que sa voix en concert est beaucoup plus riche et nuancée que sur les albums. Enfin parce que Shivaree, ce n'est pas qu'elle, mais aussi un groupe qui assure. Grave. Moi, novice de la chose, j'ignorais jusqu'ici que certains groupes pouvaient être juste bons sur leurs albums, et incroyables sur scène.

Je crois aussi que la chanteuse et le public parisien sont très amoureux l'un de l'autre. On a eu droit à quatre rappels, ce qui visiblement est assez rare. Et à ce que mon rouleau de printemps m'a sussuré, il est encore plus rare que le groupe revienne alors que la salle est rallumée et qu'il la fasse éteindre pour offrir un dernier morceau. Moi en tout cas, j'ai été sous le charme du début à la fin.

mercredi 8 juin 2005
22:56 :: écoutage

Radio (re)prends-moi

Un peu marre de ma radio fourre-tout que personne n'écoute, alors un petit programme éphémère avant l'été : reprises probables z'et improbables. Je sais que je suis pas aussi doué que mon lovely one avec ses radiolalas, mais la barre est haute, hein...

La reprise, c'est pas rien. Y a les planplans qui reprennent comme l'original, sans rien changer, et l'intérêt est souvent limité. Et il y a les autres, qui ingurgitent, digèrent, métabolisent, et recrachent à leur façon.

Radio (re)prends-moi

C'est pas toujours très bon (huhu, Amanda Lear), parfois ça te fait faire pipi-culotte exprès (Chantal Lauby, mon amour) ou presque pas exprès (April & Nino). Pour d'autres c'est une seconde nature : Tori Amos, elle a beau donner dans le gnangnan fadasse depuis quelques temps, quand il s'agit de se réapproprier un morceau, elle sait. Et puis par moments, l'état de grâce. Richard X est passé par hasard dans mon i-pod pendant que je prenais le bus, malicieusement glissé à mon insu par l'homme qui me veut du bien. J'en ai eu un début d'érection. Ou An Pierlé qui saute sur place. Ou Camille qui râle les Guns of Brixton en faisant à moitié la gueule pour Nouvelle Vague. Ou Natacha Atlas qui loukoume du Françoise Hardy.

//OFFLINE//

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mercredi 18 mai 2005
14:59 :: écoutage

Nosfell - pomaïe Klokochazia balek

Nosfell - pomaïe Klokochazia balek Je suis à nouveau amoureux, et tout ça c'est la faute à Freaky. C'est à cause de lui que je suis allé écouter l'album de Nosfell, donc à cause de lui que je l'ai acheté, et donc à cause de lui que je me pâme comme une donzelle écervelée en l'écoutant toute la journée.

Vous commencez à savoir que j'ai un coeur d'artichaud musical, et que ma technique habituelle est de faire tourner un cd en continu jusqu'à saturation totale. C'est ce qui se passe en ce moment.

Ce garçon a une voix incroyable (combien a-t-il de langues dans sa bouche pour arriver à faire tout ça ?) et une énergie tout aussi épatante. Par moment, le timbre me rappelle Tom Waits (enfin, light, hein, me tapez pas les puristes, disons un Tom Waits avec un pharynx complet), l'instant d'après c'est une voix de jeune femme. Et puis un rythme, un talent dans la composition, un univers rien qu'à lui... Et un peu comme Lisa Gerrard avant qu'elle ne sombre dans la mélopée barbante et le synthé fatigué,

(si, ne niez pas, écoutez ses dernières tentatives solo, ou pire, les musiques de films nauséeuses qu'elle produit à la chaine... Ceci dit, je n'en peux plus d'attendre mon bootleg officiel du concert de Dead Can Dance, c'est mon côté vieille groupie nostalgique. Et puis les Dead, c'est pas la mère supérieure toute seule)
il invente sa propre langue. C'est ballot, il passe à Orléans bientôt, mais pas un jour où je peux y être. A ce que j'ai lu de ci de là, ça vaut carrément le détour sur scène, certains y ruinent même leur petite culotte.

Avec tout ça, je n'arrive pas à me décider sur les morceaux que je vais mettre dans la radio. Boh, on va faire simple, les deux premières pistes, ça donne une idée, et puis une autre au hasard. Moi je ne me fatigue pas trop comme ça, et tout est bon de toute façon.

samedi 2 avril 2005
15:08 :: écoutage

Julie Delpy

Je suis tombé amoureux d'une chanson toute bête de Julie Delpy écoutée chez Fred. Ca ne casse rien, mais c'est en boucle dans mes oreilles depuis deux jours, va savoir pourquoi. Bref, je la lui pique (sans lui demander, manquerait plus qu'il râle tiens) pour la mettre dans ma radio.

Julie Delpy

Ah, et je ne connais pas encore le reste de l'album, j'écoute ça ce week-end... entre deux papouilles.

vendredi 4 mars 2005
16:30 :: écoutage

Emiliana Torrini - Fisherman's Woman

J'avais beaucoup aimé son album précédent, Love in the time of science, sorti en 1999. Le son était entre le trip-hop et la pop, la voix un peu râpeuse, ça convenait drôlement à mes tympans délicats. Au même moment, j'écoutais Afterglow de Dot Allison, voix plus claire, arrangements plus classiques. Toutes les deux elles allaient bien ensemble et elles m'ont accompagné quelques mois, de ci de là.

J'ai acheté Fisherman's woman avec dans l'idée que ce serait probablement un décalque du premier, sans surprise mais agréable. Et elle m'a eu. Plus de sons métalliques, tout à la guitare et au piano ou presque. Toujours cette voix qui semble peu sûre d'elle, prête à dérailler, mais finalement très solide. Des mélodies douces, des sons marins (ces bruits de bateaux qui craquent, bon sang). C'est délicat mais ça tient la route. Je suis complètement immergé, au point qu'elle a réussi à eclipser le Beekeeper de Tori Amos (dont je vais reparler plus tard de façon moyennement sympathique histoire de me faire plein d'ennemis).

Dans la radio, Serenade, qui termine l'album. Torrini arrive à me faire me pâmer sur du "padadadadam, padadadadam", c'est très fort. Et Lifesaver, en espérant que les fameux craquements qui ponctuent le morceau résistent à l'encodage...

Emiliana Torrini - Fisherman's Woman